Revenons a nos moutons

Publié le

4997417595_68a61f790c.jpgLe fond de l'air est frais, les feuilles jaunissent, L'Oie va peut-être ...se remettre à à bloguer, en essayant de ne pas déblo...quer AH, AH, AH, !

Mais, revenons à nos moutons.

Sans aucun doute, dans votre entourage certains de vos amis agressés par une herbe prolifique, tirant rageusement sur le starter d'une tondeuse récalcitrante ont essuyé leur front dégoulinant et les deux mains sur les hanches le regard perdu sur la savane entourant leur pavillon ont déclaré :

     -   Ce n'est plus possible je vais acheter des moutons !

Peu d'entre eux mettent à exécution cette déclaration et ils ont raison ! je vais vous démontrer céans que ce remède est pire que le mal.

Les années précédentes, marmonant, mon voisin poussait sa tondeuse dernier cri, s'arrêtant devant moi à chaque passage pour me déclarer :

     -  Trois heures ! tu te rend compte, trois heures pour tondre ce foutu prè comme si je n'avais que celà à faire. Je vais acheter un mouton !

Air connu. ! A cette déclaration je souriais poliment et opinais du chef d'un air entendu persuadé que de ma vie je ne verrai  jamais ce pré colonisé par des moutons. Je me trompais lourdement.

Un soir, ( Je sais en principe les histoires commencent par un beau matin ) mais sachez ignorants que pour une bonne in tégration les moutons doivent déménager le soir. En fait de moutons il s'agissait d'agneaux accompagnés par une vieille brebis galeuses offerte par l'éleveur pour qu'ils se sentent moins seuls et ne révolutionnent  pas le lotissement par des bêlements désespérés.

Surprise ! le lendemain matin mon cher voisin arpente son terrain poussant sa tondeuse dernier cri  avec une energie décuplée, un sourire radieux aux lèvres il s'arrête devant moi à son premier passage et m'explique :

     -  L'herbe est trop haute, les moutons ne mangent que de l'herbe à peu près rase !

    Et c'est ainsi que nos moutons les jours suivants s'acquittent de leur tâche avec application. En gourmets ils commencent par bouffer deux jolis petits chênes. Averti mon voisin se dépêche sous une pluie battante de protéger ces arbres par du grillage.  Il ignorait comme moi d'ailleurs que ces bestioles se dressent sur leurs pattes de toute leur hauteur, allant jusqu'à prendre appui sur l'une de leurs congénères ; à charge de revanche. Puis nos tondeuses à pattes broutent les rosiers d'un autre voisin qui il est vrai dépassaient de la clôture,  tout comme mon buisson ardent qui s'était égalemment imprudemment étalé.

 Heureusement  un soleil implacable leur donne un petit coup de main et ratatine l'herbe qu'elles ont laissé préférant toutes ces jeunes pousses bien vertes.

Bousculant une clotûre elles arasent toute une haie de figuiers, dévorent à belles dents une treille et s'installent dans un cabanon désaffecté boudant celui construit avec peine et amour par leur nouveau propriétaire. 

Dans le programme de réhabilitation d'une tonte écolo il est prévu  de vendre l'une des tondeuses, la plus vieille bien entendu, à l'occasion du Ramadam.

     -  Elle est trop vieille  ! lui on déclaré ses acheteurs potentiels

     -  Alors prenez un agneau leur propose mon voisin

     -  Ils sont trop gros et ce sont des femelles, nous ne voulons que des mâles. Et ils s'en furent.

Aïe ! premier grain de sable il va falloir garder le troupeau plusieurs mois, le soleil à eu raison de la prairie et ces goinfres de brebis errent en bêlant allant jusqu'à se jeter sur un petit chien ........... en pâte à modeler que leur a tendu innocemment la petite fille que Mm. L'Oie garde.

Tel est pris qui croyait prendre ! Alors que dans les chaumières tout un chacun huile et range sa tondeuse mécanique mon infortuné voisin cherche de l'herbe... pour passer l'hiver. Il en trouve, un peu surpri du prix, mais moins que du poids des bottes crachées par ces machines modernes. L'herbe se vend aujourd'hui en rouleaux, ...de trois cents Kilos ! Fini le joli  petit boisseau du siècle dernier, et les granulés, complément insdispensable, par sac de cent kilos.

 

Et c'est ainsi que tous les jours, mon infortuné voisin porte une grande brassée de foin à ces feignasses de brebis !

 

Et c'est ainsi que mon infortuné voisin porte tous les jours un grand seau d'eau à ces ovins assoiffés !

 

Et c 'est ainsi que mon infortuné voisin porte tous les jours un seau de granulés à ces bonnes à rien ! 

 

Et c'est ainsi que contre toute attente ce sont elles qui lui bouffent la laine sur le dos !

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans humour

Commenter cet article

Sylvette à la campagne 23/09/2010 09:02


Ah ! Ah ! Ah !


23/09/2010 14:35



¨Bë ! Bê ! Bêêêê!